08 septembre 2007

Actuellement, neuf timbres français concernent saint Nicolas.

1. La TOUR SAINT-NICOLAS du port de La Rochelle.

Timbre émis le 18 juillet 1929. (Yvert n° 261,  plusieurs types).tour_saint_nicolas

    Ce timbre représente le port de La Rochelle, préfecture de la Charente-Maritime, connue pour avoir été une célèbre forteresse des Huguenots, enlevée en 1628 par le cardinal de Richelieu après un long siège. Sur ce timbre nous voyons  la tour de la "Chaîne" à gauche, et la tour "Saint-Nicolas" à droite. elles font parties d'un dispositif de sécurité unique : une chaîne de fer très robuste était tendue à la tombée de la nuit entre les deux tours, empêchant l'arrivée et le départ des navires durant la nuit. La tour Saint-Nicolas est à elle seule une véritable forteresse. Placée sous le vocable du patron des navigateurs, elle a été édifiée au 14ième siècle sur un plan pentagonal.
     Il est à noter qu'en 1571 se déroula à La Rochelle, acquise à la Réforme, un important synode ; on y rédigea  un "credo" protestant : le "Symbole de La Rochelle", destiné à remplacer le "Symbole de Nicée". "Symbole de Nicée" écrit au concile de Nicée en 325 en présence de saint Nicolas !

2. La CHAPELLE SAINT-NICOLAS du pont d'Avignon.

Timbre émis le 20 juin 1938. (Yvert n° 391).

    Outre le palais des papes, nous pouvons découvrir à gauche de ce timbre, le célèbre pont d’Avignon dontpont_avignon la chapelle du 13ième siècle est dédiée à saint Nicolas. Ce pont n’a pas eu les honneurs de la philatélie pour lui-même.


3. IMAGE D'EPINAL : SAINT NICOLAS.

Timbre émis le 23 juin 1951. (Yvert n° 904).

Ce timbre a été émis à l'occasion de l'inauguration du musée de l'image d'Epinal. Ce timbre reproduit unesaint_nicolas_1951 belle gravure de l’imagier d’Epinal Jean-claude DIDIER (1734-1772) qui représente saint Nicolas et les trois enfants miraculés. Un cadre à motifs floraux entoure la scène, au fond, un portique avec tentures et deux petits anges en haut, l’auréole couronne la tête du saint, voisin du baquet la hache et le couteau de l’hôte assassin.






4. La COLLEGIALE SAINT-NICOLAS d'Avesnes-sur-Helpe (Nord).

Timbre émis le 14 novembre 1959.

    En Artois, au voisinage de la frontière belge, la cité d'Avesnes-sur-Helpe est connue pour deux raisons :coll_giale_stN_avesnes pour le traité des Pyrénées en 1659, par lequel les trritoires de l'Artois et du Roussillon appartenant précédemment à l'Espagne reviennent à la France, et pour le plus beau monument de la ville : l'église Saint-Nicolas érigée en collégiale par Louise D'Albret en 1534 et qui possède un clocher-porche dont l'altière silhouette se termine par un bulbe culminant à 60 mètres d'altitude. Le timbre reproduit la collégiale de style gothique.   

5. Eglise SAINT-NICOLAS de TOLENTINO de Brou (Ain).

    Timbre émis le 15 février 1969.

    Ce timbre ne concerne pas saint Nicolas de Myre. Il s'agit de l'église de Brou, dans l'ain, dédiée à saintbrou Nicolas de Tolentino. Cette église, où le gothique flamboyant est pénétré par l'art de la renaissance, fut construite au début du 16ième siècle par Marguerite d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien et petite fille de Charles le Téméraire. Nous comprenons qu'avec un tel grand père, vaincu par René II et mort à Nancy en 1477, elle n'ait pas dédié l'église à saint Nicolas de Myre ! En effet, après cette bataille de Nancy, saint Nicolas de Myre fut choisi par René II comme saint Patron de la Lorraine. L'église de Brou fut consacrée à saint Nicolas de Tolentino car sa fête tombait le jour de la mort de Philibert de Savoie, époux de Marguerite.
    Dans une série au profit de la Croix-Rouge Française, deux autres timbres au sujet de cette église de Brou ont été émis le 22 novembre 1976. Ils représentent deux des chefs d'oeuvre qu'elle renferme, l'un sainte Barbe et l'autre une sibylle cimmérienne.


6. Basilique SAINT-NICOLAS de Saint-Nicolas-de-Port (Meurthe et Moselle).

Timbre émis le 12 octobre 1974.

    Ce timbre reproduit sur le côté droit la façade principale de la basilique et sur le côté gauche la statue en pierre dubasilique_st_NdP portail du 16ième siècle figurant saint Nicolas avec à ses pieds les trois enfants dans le baquet. Cette statue, au visage très doux,  a sans doute été réalisée entre 1520 et 1544.  Elle se rattache  à l'école champenoise. Le sculpteur en reste inconnu. On a pensé à Ligier Richier ou à son frère Claude. L'auteur de cette oeuvre est parvenu à lui donner cette vie silencieuse qui anime les chefs-d'oeuvre.



7. Orgue de l’église Saint-Nicolas de Wasquehal (Nord).

Timbre émis le 24 juin 1991.

Inauguré en 1989, cet orgue de style baroque allemand du XVIIIième siècle est le seul instrument de cette qualité auorgue_Wasquehal nord de Paris. Trois tonnes d’étain et de plomb, cinquante mètres cube de bois de chêne et d’épicéa et cent peaux de mouton tannées ont été utilisés pour sa construction dans l’église Saint-Nicolas. Il a remplacé le vieil orgue de 1851 dont les tuyaux ont été pillés par les allemands lors de la première guerre mondiale.

L’édifice religieux de Wasquehal succède à deux églises en ce lieu, la première construite en 1252 a été détruite en 1482, la deuxième élevée en 1511 a été démolie en 1877 pour faire place à cette église pseudo-gothique Saint-Nicolas consacrée le 7 juillet 1901.



8. Image de saint Nicolas.

Timbre émis le 27 novembre 1993.

    Emis le premier jour à Metz, ce timbre reproduit un magnifique  saint Nicolas du graveur nancéien  J-B  Thiébault attribué àsaint_nicolas_1993 tort à l'imagier messin Dembour. Les bois d'imagerie étaient fréquemment rachetés et réutilisés, après enlèvement de la signature originale, par d'autres éditeurs ou graveurs. La notion de propriété artistique était inconnue de ces artistes.




9. Fresque romane de l'église Saint-Nicolas de Tavant (Indre et Loire).

Timbre émis le 3 mars 1997.

    L'église romane de Tavant est construite en tuffeau. Elle renferme des fresques romanes longtemps tombées dans l'oubli.Tavant En 1938 le grand historien de l'art Henri Focillon s'enthousiasme pour cet "art qui respire la poésie de l'esquisse et l'ardeur du mouvement. Les figures elles-mêmes tressaillent d'une vie intense, accrue par la brièveté de la touche". Le timbre représente l'une des scènes d'un chapiteau de la crypte. Deux hommes en marche symboliseraient les saisons pour les uns, et Abel et Caïn pour les autres. On ne sait qui les a peints ni quand. Dans l'église elle-même, les fresques remontent au début du XIIième siècle, mais celles de la crypte sont certainement antérieures. Leur style les rattache aux mniatures carolingiennes.

Posté par Philippe R à 10:19 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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